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Fine art print - The Kiss

The Kiss. Obtenir un tirage d’art.

J’ai été très chanceux de recevoir quelques commandes de tirages d’art récemment, de la part de nouveaux mais aussi d’anciens amateurs d’art. Je suis un grand partisan des tirages d’art, étant pour moi le meilleur medium pour profiter d’une photo. On dit même souvent qu’une photo n’existe pas avant d’avoir été tirée ! En cette ère numériques les choses ne sont pas si noir et blanc, mais je suis d’accord qu’une représentation numérique d’une photo ne lui rend que très rarement justice.

Toutes ces photos sont disponibles dans mon magasin en ligne. Elles sont disponibles en 3 tailles standard, 45×30 cm, 60×45 cm et 90×60 cm, tirées sur une papier de haute qualité, mais toutes les tailles et supports sont possibles ! Contactez-moi pour un devis pour votre requête spéciale, pour n’importe quelle photo, sur ce site ou sur mon compte Instagram.

L’idée de cet article m’est venue suite à un N-ième partage sur les réseaux sociaux de photographe s’étant fait dérober leur matériel quelque part (c’est moche), y compris les ordinateurs et/ou disques durs contenant tout leur travail (c’est très moche). Si le vol en lui-même est parfois impossible à éviter, son impact est souvent assez facile à limiter. Il en est de même pour les défaillances de matériel, bien plus fréquentes qu’on ne le pense. C’est certain, une stratégie de sauvegarde judicieuse risque un beau jour de vous épargner bien des tracas. Et en plus, ce n’est pas forcément très cher !

https://fr.wikipedia.org/wiki/Serveur_de_stockage_en_r%C3%A9seau

Photo par tvjoern – Pixabay.

 

La stratégie de sauvegarde 3-2-1

Cette stratégie repose sur un principe assez simple. Chaque fichier (image ou autre) doit exister :

  • en 3 exemplaires,
  • 2 exemplaires locaux (= chez vous, par exemple), mais sur des supports différents,
  • 1 exemplaire distant, doit être situé à un emplacement différent des 2 exemplaires précédents (= chez un ami, dans le cloud…).

Les 2 exemplaires locaux

Prenons par exemple le fichier « ma_photo.jpg ». Celui-ci se trouve en général sur le disque dur de l’ordinateur de travail, utilisé pour Lightroom ou tout autre outil de gestion d’images. Une copie de cette photo devra être faite sur un autre support (disque dur externe, NAS (Network Attached Storage – Serveur de stockage en réseau autonome), autre ordinateur) le plus tôt possible. Ainsi, en cas de vol de l’ordinateur principal, ou de défaillance de son disque dur, une copie sera immédiatement accessible.

Pour ceux dont les fichiers originaux sont stockés sur un disque dur externe et non dans l’ordinateur, même processus : ils devront être copiés sur un autre support.

L’exemplaire distant

Le 3e exemplaire, dit exemplaire distant, doit se situer dans un lieu différent des 2 autres. C’est la sauvegarde « de la dernière chance », dans le cas où aucune des 2 autres n’est accessible : vol, catastrophe naturelle… Un malheur est vite arrivé, et que ce soit des photos faites dans un cadre personnel ou professionnel, leur perte est souvent irréparable.

Dans ce cas, plusieurs solutions existent, avec par exemple :

  • Un disque dur externe, que l’on laisse dans un endroit où l’on va souvent (et oui, il faut bien pouvoir y copier facilement de nouveaux fichiers !) mais situé assez loin pour ne pas être affecté par le même mal (imaginons une inondation : chez le voisin, il peut être touché aussi…). C’est mon ancienne manière de travailler.
  • Le Cloud. Il existe aujourd’hui de nombreuses offres permettant de sauvegarder ses fichiers en ligne. Plus précisément pour les photographes, Amazon via son Prime offre un stockage illimité des photos, y compris les RAWs ! C’est ce que j’utilise depuis quelques mois. Ma recommandation ici est d’utiliser des services avec des serveurs situés en Europe, ainsi qu’une bonne connexion à internet : avec une connexion ADSL à 125 Ko/s montant, il m’aura fallu près de 6 mois pour avoir mes 1,5 To de données dans le Cloud. Chaque dixième de seconde gagné sur le transfert d’un fichier peut faire gagner énormément de temps sur le volume total.

Et, bien évidemment, rien n’empêche d’avoir plusieurs exemplaires distants… si ce n’est la bande passante de sa connexion à internet 🙂

Quelques conseils

Sauvegardez souvent

Une sauvegarde ne sert à rien si elle n’est pas à jour. La copie locale doit être faite en quasi temps réel, en même temps ou presque que l’apparition ou de la modification du fichier original. Après chaque nouvel import, par exemple. En théorie il devrait en être de même de la copie distante. En pratique, si le support n’est pas accessible à distance, c’est plus délicat… Une sauvegarde hebdomadaire est en général suffisante pour une utilisation personnelle. Le Cloud permet de contourner cette contrainte, mais on reste tributaire de la vitesse de la connexion internet.

Ne pas tout sauvegarder

Il n’est pas utile de tout sauvegarder. Autant sauvegarder le catalogue de Lightroom (ou tout autre logiciel) est plus que judicieux, sauvegarder les fichiers temporaires, les previews et autres n’ont aucun intérêt car ils sont générés par le logiciels. On gagne du temps, et de l’espace de stockage, en les évitant.

Si possible, automatisez !

Faire ses sauvegardes, ce n’est pas la tache la plus attrayante. S’il est possible de le faire automatiquement, pourquoi se gêner ? Il existe de nombreux outils pour Windows, MacOS ou Linux, gratuits ou payants, qui une fois correctement configurés feront tout le travail, sauront aussi détecter les modifications et mettre à jour tous les fichiers qui ont besoin.

Ne pas videz ses cartes mémoire trop vite

Il peut être judicieux de ne pas vider trop rapidement ses cartes mémoire, surtout si on en a plusieurs. Suivant le temps nécessaire pour s’assurer de la redondance des données en 3 exemplaires, gardez quelques temps ses photos sur ses cartes mémoire peut vous sauver la mise.

Cas concret : ma stratégie.

Pour illustrer un peu tout cela, voici la stratégie que j’utilise en ce moment-même. Attention, c’est un peu geek sur les bords 🙂

backup strategy_stratégie de sauvegarde

1. Le fichier original

A l’import mes photos sont copiées sur un SSD qui me sert de disque de travail, dans mon ordinateur principal. Un disque dur WD Red, dédié aux NAS, stocke dans ce même ordinateur tous mes projets archivés. Je copie manuellement mes fichiers du SSD vers le disque dur. Mes fichiers originaux sont donc répartis entre un SSD (fichiers en cours + catalogue Lightroom) et un disque dur (TOUTES mes autres photos depuis 2006).

2. La copie locale

Je dispose d’un NAS Synology qui, parmi ses nombreuses attributions, me sert de sauvegarde locale. A l’aide de Robocopy (l’utilitaire de copie incrémentale de fichiers intégré à Windows) et du planificateur de tâches, je vérifie chaque 6 heures le contenu de mes 2 disques et les copie dans un dossier dédié sur le NAS. Ainsi, nouveaux fichiers et fichiers modifiés y sont copiés fréquemment. Ce n’est certes pas du temps réel, mais c’est assez proche pour moi.

3. La copie distante

Auparavant sur un disque dur externe laissé sur mon lieu de travail, celle-ci s’effectue maintenant en 2 parties avec Amazon Drive (stockage de photos illimité avec Amazon Prime) et mon hébergeur, via mon NAS Synology et ses applications Cloud Sync et Hyper Backup.
L’ensemble des photos est synchronisé sur Amazon Drive via Cloud Sync. C’est facile, ça marche tout seul. C’est juste très long si on n’a pas une connexion à internet très rapide. Etant donné que les fichiers RAW ne sont jamais directement modifiés, leur chargement en ligne est une tâche unitaire. C’est plus délicat avec des PSD de plusieurs Go, il faut un peu de patience. Cette sauvegarde est elle en temps réel, Cloud Sync surveille les modifications de certains dossiers et démarre de suite la synchronisation.
Le catalogue Lightroom est quand à lui sauvegardé chez mon hébergeur par l’application HyperBackup, chaque jour. Hyper Backup permet une mise à jour incrémentielle afin d’éviter d’envoyer tout le fichier en cas de modification, mais juste les parties modifiées. Très pratique avec un catalogue de près de 2 Go.

En conclusion

Ainsi, avec un peu d’huile de coude on arrive à avoir une solution tout automatisée couvrant tous les besoin d’une stratégie 3-2-1. Il est tout à fait possible de simplifier tout cela avec une paire de disques durs externes, qu’il suffit de faire tourner.

Côté coûts, c’est très limité. Une stratégie de sauvegarde avec 2 disques durs externes de 2 To couvrirait parfaitement mes besoins et coûterait dans les 150 EUR. Ma stratégie actuelle est plus coûteuse du fait du NAS, mais son coût est de toute façon réduit car je l’utilise pour d’autres applications. De même pour les services de stockage en ligne, obtenus via mon abonnement Amazon Prime et mon hébergement de site web. Le coût d’installation de cette solution a donc été de 0 EUR, disposant déjà de tout le matériel.

Je suis curieux de connaître votre méthode de sauvegarde, décrivez-la donc dans un commentaire ! Ou je peux peut-être vous aider à mettre au point votre future stratégie 😉

Bonne nouvelle pour les amateurs de tirages d’art ! Grâce à un nouveau partenariat j’ai pu remodeler mon offre de tirages d’art comme ceci :

  • Des tirages plus grands : ayant en très grande majorité reçu des commandes au format 30×45 cm et plus, j’ai retiré de la vente le format 20×30 cm, qui reste malgré tout disponible sur commande spéciale, comme tout autre format. A la place, j’ai introduit un format bien plus grand, le 60×90 cm.
  • Des prix plus petits : le gros intérêt de ce nouveau partenariat est de pouvoir vous proposer des prix plus bas ! Je veux pouvoir vous permettre d’afficher mes photos sur vos murs , et pour cela il est important d’avoir des tarifs corrects.
  • Plus d’options : Vous préférez le dibond au papier d’art ? Un tirage encore plus grand, ou plus petit, avec un format différent ? Tout est possible, contactez-moi et nous trouverons une solution.
  • Déductions d’impôts pour les entreprises : l’achat d’oeuvres d’art pour votre entreprise implique une déduction complète du prix de l’oeuvre sur 5 ans. Pourquoi se priver ? Je vous accompagnerai dans cet achat.

Parcourir la liste des tirages d’art disponibles.

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Exposition SPO "D'Orléans et d'ailleurs"D’Orléans et d’ailleurs

Petite annonce concernant une exposition à caractère caritatif à laquelle je participe. Nous sommes en effet 32 photographes, offrant une de leur photo pour aider autrui. 32 photographes passionnés qui comptent sur vous et vous attendent aux RENCONTRES PHOTOGRAPHIQUES, à la salle des fêtes de Lamotte Beuvron, le 30 septembre et le 1er octobre 2017, exposition organisée annuellement par le photo club lamottois que nous remercions de l’invitation.

Tous les bénéfices des ventes seront reversés au profit de l’association BADABOUM, qui a pour vocation d’améliorer l’accueil et le confort de l’enfant hospitalisé et permettre à sa famille de l’accompagner dans de meilleures conditions, au CHR d’Orléans (45).

Pour plus d’informations, je vous propose de parcourir la page de l’exposition. Notez bien ces dates dans votre agenda !

Comme vous le savez, mon style principal est la photographie urbaine en noir et blanc, avec très souvent du contenu assez graphique. Par graphique, j’entends géométrie, lignes, contraste… rien d’autre ! J’adore chercher LA place, remarquer LE sujet, attendre LE bon moment… C’est mon art principal et j’adore ça.

Ghost_02. Part of the Ghost project. Cluj-Napoca, Romania, 2017.

Ghost_02. Tiré du projet Ghost. Obtenir un tirage d’art!

Avoir sa propre identité

J’ai toujours considéré comme étant très important pour un photographe d’avoir sa propre identité. Cette manière de cadrer, de prendre une photo, de la développer… Cela va d’une part faire ressortir le travail du photographe, mais aussi le rendre reconnaissable parmi tant d’autres. Un de mes plus grands accomplissements photographiques de ces derniers mois a été d’avoir des personnes me disant « je savais que c’était une de tes photos, j’ai reconnu ton style ». C’est toujours un grand moment de fierté. Cela signifie que des gens sont intéressés par mes photos (et n’étant pas un grand nom de la photographie, c’est toujours un plaisir 🙂 ), et peut-être encore plus important, cela signifie que mon travail peut se distinguer et s’identifier au milieu d’autres photos. Mes photos ne sont peut-être pas du goût de tous, mais au moins elles existent par elle-même. Et ça, c’est tout bon. J’ai ma propre identité photographique, ma marque, si l’on veut.

Et essayer quelque chose de nouveau

D’un autre côté je ne veux pas me limiter à ce seul style. Je veux essayer autre chose, quelque chose de nouveau. C’est dans cette optique que j’ai commencé le projet Ghost. A côté de mon travail Photo de rue/Urbain habituel j’aime beaucoup l’urbex, l’exploration urbaine. Trouver de vieux bâtiments, de vieilles usines abandonnées, dans leur jus, laissés à leur sort des années auparavant. La poussière, la rouille, l’humidité partout. Certains trouvent cela bizarre, voire malsain. Moi, je trouve cela fabuleux. Ces endroits racontent à eux seuls une histoire. Mais je ne voulais pas faire de l’urbex classique, je voulais introduire un élément humain, comme dans mes photos de rue. Et l’idée m’est venue : pourquoi ne pas introduire un élément inhumain dans la scène ? Le bizarre, l’étrange, ce sentiment dérangeant du fantôme dans ces lieux abandonnés. Puis j’ai trouvé l’endroit parfait. C’est parti.

 

Ghost 03. Cluj-Napoca, Romania, 2017.

Ghost 03. Tiré du projet Ghost. Obtenir un tirage d’art !

Les bénéfices

J’ai dû tout apprendre de nouveau. J’ai dû changer ma manière de photographier. En intérieur, et non en extérieur. Diriger des modèles, ce qui est complètement nouveau pour moi. Ou me mettre moi-même en scène, ce qui est loin d’être facile (et quel bonheur de pouvoir utiliser le contrôle à distance de l’appareil photo !). La recherche de spots a atteint un tout autre niveau, avec les contraintes (ou risques ? Totalement assumés en tout cas.) quant à la sécurité voire à la légalité de l’accès à ces lieux. Je me suis posé seul un challenge, et c’était génial !

Mes capacités de développement numérique ont aussi énormément progressé, principalement sous Photoshop. Je suis passé d’un simple polissage de mes photos de rue à la création de composites complexes doté de nombreux calques et autres Smart Objects. Certains aiment ça, d’autres en ont horreur, je le comprends parfaitement. Mais c’est à essayer au moins une fois, comme objectif pédagogique. D’ailleurs, tant qu’on parle processing : j’ai souhaité garder mon style monochrome. Je ne voulais pas abandonner le noir et blanc. Je veux continuer à produire un ensemble contant et solide, identifiable, et mon style graphique en est une part importante.

 

Ghost_05. Part of the Ghost project. Cluj-Napoca, Romania, 2017.

Ghost_05. Tiré du projet Ghost. Obtenir un tirage d’art !

Et maintenant ?

Et bien… le projet Ghost est toujours en cours. Je veux relever encore le niveau avec quelques idées qui je l’espère vont se matérialiser. Travailler sur ce projet est un excellent moyen pour moi de progresser, mais aussi de relever le niveau de mon travail en milieu urbain. Il m’aide aussi à passer un petit passage à vide côté motivation.

C’est définitivement un objectif que je vais poursuivre : toujours essayer quelque chose de nouveau. Etendre ses capacités ne peut être que bénéfique ! Et, au pire des cas, on se rend compte que l’on n’est pas fait pour ce nouveau style, comme moi et les portraits 🙂

Gardez le contact pour suivre le projet Ghost !

 

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