Exposition – D’Orléans et d’ailleurs

Exposition SPO "D'Orléans et d'ailleurs"D’Orléans et d’ailleurs

Petite annonce concernant une exposition à caractère caritatif à laquelle je participe. Nous sommes en effet 32 photographes, offrant une de leur photo pour aider autrui. 32 photographes passionnés qui comptent sur vous et vous attendent aux RENCONTRES PHOTOGRAPHIQUES, à la salle des fêtes de Lamotte Beuvron, le 30 septembre et le 1er octobre 2017, exposition organisée annuellement par le photo club lamottois que nous remercions de l’invitation.

Tous les bénéfices des ventes seront reversés au profit de l’association BADABOUM, qui a pour vocation d’améliorer l’accueil et le confort de l’enfant hospitalisé et permettre à sa famille de l’accompagner dans de meilleures conditions, au CHR d’Orléans (45).

Pour plus d’informations, je vous propose de parcourir la page de l’exposition. Notez bien ces dates dans votre agenda !

Essayez quelque chose de nouveau

Comme vous le savez, mon style principal est la photographie urbaine en noir et blanc, avec très souvent du contenu assez graphique. Par graphique, j’entends géométrie, lignes, contraste… rien d’autre ! J’adore chercher LA place, remarquer LE sujet, attendre LE bon moment… C’est mon art principal et j’adore ça.

Ghost_02. Part of the Ghost project. Cluj-Napoca, Romania, 2017.

Ghost_02. Tiré du projet Ghost. Obtenir un tirage d’art!

Avoir sa propre identité

J’ai toujours considéré comme étant très important pour un photographe d’avoir sa propre identité. Cette manière de cadrer, de prendre une photo, de la développer… Cela va d’une part faire ressortir le travail du photographe, mais aussi le rendre reconnaissable parmi tant d’autres. Un de mes plus grands accomplissements photographiques de ces derniers mois a été d’avoir des personnes me disant « je savais que c’était une de tes photos, j’ai reconnu ton style ». C’est toujours un grand moment de fierté. Cela signifie que des gens sont intéressés par mes photos (et n’étant pas un grand nom de la photographie, c’est toujours un plaisir 🙂 ), et peut-être encore plus important, cela signifie que mon travail peut se distinguer et s’identifier au milieu d’autres photos. Mes photos ne sont peut-être pas du goût de tous, mais au moins elles existent par elle-même. Et ça, c’est tout bon. J’ai ma propre identité photographique, ma marque, si l’on veut.

Et essayer quelque chose de nouveau

D’un autre côté je ne veux pas me limiter à ce seul style. Je veux essayer autre chose, quelque chose de nouveau. C’est dans cette optique que j’ai commencé le projet Ghost. A côté de mon travail Photo de rue/Urbain habituel j’aime beaucoup l’urbex, l’exploration urbaine. Trouver de vieux bâtiments, de vieilles usines abandonnées, dans leur jus, laissés à leur sort des années auparavant. La poussière, la rouille, l’humidité partout. Certains trouvent cela bizarre, voire malsain. Moi, je trouve cela fabuleux. Ces endroits racontent à eux seuls une histoire. Mais je ne voulais pas faire de l’urbex classique, je voulais introduire un élément humain, comme dans mes photos de rue. Et l’idée m’est venue : pourquoi ne pas introduire un élément inhumain dans la scène ? Le bizarre, l’étrange, ce sentiment dérangeant du fantôme dans ces lieux abandonnés. Puis j’ai trouvé l’endroit parfait. C’est parti.

 

Ghost 03. Cluj-Napoca, Romania, 2017.

Ghost 03. Tiré du projet Ghost. Obtenir un tirage d’art !

Les bénéfices

J’ai dû tout apprendre de nouveau. J’ai dû changer ma manière de photographier. En intérieur, et non en extérieur. Diriger des modèles, ce qui est complètement nouveau pour moi. Ou me mettre moi-même en scène, ce qui est loin d’être facile (et quel bonheur de pouvoir utiliser le contrôle à distance de l’appareil photo !). La recherche de spots a atteint un tout autre niveau, avec les contraintes (ou risques ? Totalement assumés en tout cas.) quant à la sécurité voire à la légalité de l’accès à ces lieux. Je me suis posé seul un challenge, et c’était génial !

Mes capacités de développement numérique ont aussi énormément progressé, principalement sous Photoshop. Je suis passé d’un simple polissage de mes photos de rue à la création de composites complexes doté de nombreux calques et autres Smart Objects. Certains aiment ça, d’autres en ont horreur, je le comprends parfaitement. Mais c’est à essayer au moins une fois, comme objectif pédagogique. D’ailleurs, tant qu’on parle processing : j’ai souhaité garder mon style monochrome. Je ne voulais pas abandonner le noir et blanc. Je veux continuer à produire un ensemble contant et solide, identifiable, et mon style graphique en est une part importante.

 

Ghost_05. Part of the Ghost project. Cluj-Napoca, Romania, 2017.

Ghost_05. Tiré du projet Ghost. Obtenir un tirage d’art !

Et maintenant ?

Et bien… le projet Ghost est toujours en cours. Je veux relever encore le niveau avec quelques idées qui je l’espère vont se matérialiser. Travailler sur ce projet est un excellent moyen pour moi de progresser, mais aussi de relever le niveau de mon travail en milieu urbain. Il m’aide aussi à passer un petit passage à vide côté motivation.

C’est définitivement un objectif que je vais poursuivre : toujours essayer quelque chose de nouveau. Etendre ses capacités ne peut être que bénéfique ! Et, au pire des cas, on se rend compte que l’on n’est pas fait pour ce nouveau style, comme moi et les portraits 🙂

Gardez le contact pour suivre le projet Ghost !

 

Etre critique pour devenir un meilleur photographe

Etre critique ne signifie pas forcément être un monsieur-je-sais-tout arrogant 😉 C’est en fait l’opposé : être capable de partager avec ses paires son point de vue sur leurs photos, et être capable de progresser ensemble. Oui, ensemble. Et, au final, devenir un meilleur photographe. Intéressant, non ?

Strangers in the dark VII. Cluj-Napoca station, Romania.Strangers in the Dark VII. Cluj-Napoca, Roumanie, 2016. Tirage d’art en édition limitée.

Cette photo a subi plusieurs sessions de critique, en interne (par moi-même) et en externe (par des collègues photographes) avant d’atteindre sa forme finale.

Critiquer les œuvres d’autres photographes

J’adore donner un avis constructif sur les photos d’autres photographes. Essayer de comprendre les forces et les faiblesses d’une photo, partager son point de vue et éventuellement proposer une différente approche. C’est une expérience enrichissante pour chacun : vous aidez un photographe à progresser, tout en développant votre habilité à analyser les photos des autres. En cherchant à comprendre comment et pourquoi une photo a été faite d’une certaine manière, on s’auto-éduque !

Le plus difficile, et de loin, est de trouver un contexte correct pour produire une critique. Le photographe doit accepter le fait que les avis et retours ne seront pas forcément 100% positifs. Bien sûr, le critique doit aussi formuler son retour d’une manière polie, objective et constructive. Les réactions suite à une critique peuvent parfois être animées, mais sont souvent intéressantes, si chaque intervenant réussit à garder un niveau de langage correct. C’est aussi un moyen de progresser dans ses capacités de communication 😉

Mon expérience montre que la critique constructive marche mieux en groupes restreints (dans la « vraie vie » ou dans les mondes virtuels), plutôt que dans de larges communautés. Connaître les personnes impliquées dans la discussion, même virtuellement, rend les choses bien plus faciles. C’est pour cela que je participe activement à plusieurs petits groupes de critique de photos. Au bout d’un moment on se connait, on prend les choses d’une manière moins personnelle, et on apprécie davantage les progrès de ses collègues.

Etre son propre critique

Et le meilleur arrive : devenir son propre critique. Après des années passées à analyser les photos des autres j’ai réellement pu commencer à appliquer le même processus à mes propres photos. C’est beaucoup plus difficile car il est quasi-impossible d’être totalement objectif sur son propre travail. Mais développer cette capacité de se détacher au maximum de son travail et de le regarder avec un réel œil critique est un superbe atout.

Quel est le gain ? Je suis maintenant capable de bien mieux filtrer les photos que je publie, physiquement ou virtuellement, dans un sens où je suis capable d’identifier les forces et les faiblesses de mes photos en mettant de côté l’attachement émotionnel que je peux avoir avec elles. Bien trop souvent j’ai pensé qu’une photo était bonne parce que j’avais une quelconque connexion avec… pour au final me rendre compte qu’il n’y a rien d’exceptionnel. L’émotionnel est extrêmement important au début de la chaîne, lors de la prise de vue, mais en sortie, mon avis est qu’un sérieux traitement analytique doit s’effectuer sur chaque photo pour en découvrir sa vraie valeur.

Donc, prenez votre temps, jetez un œil frais mais neutre sur les photos que vous souhaitez publier.

En conclusion

Pour conclure rapidement sur ce sujet :

  • Ne jetez pas seulement un œil à une photo, essayez de la comprendre
  • Partagez vos commentaires avec d’autres photographes, et surtout avec l’auteur de la photo, d’une manière courtoise et constructive
  • Critiquez votre propre travail !

Maintenant, en français

Dos à dos à dos. Paris, France, 2016. 

Grosse mise à jour sur pierrepichot.com ! En effet, gentiment mais surement, le français va y faire sa place. Cela va prendre du temps, tout ne sera pas traduit, mais ce qui est certain c’est que toutes les nouvelles publications apparaitront en anglais ET en français !

Le portfolio, le magasin en ligne avec une sélection de tirages d’art et la page d’à propos sont déjà traduits, le reste viendra gentiment.

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